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Un déo écolo­gique, vous dites ?!

Et bien oui ! Mais ce fameux déo, que j’ai décou­vert il y a peu, n’a ni la texture, ni l’odeur, ni le visage de ce à quoi vous vous atten­dez.

Mais qu’est-ce donc ?!

Il s’agit du bicar­bo­nate de soude, ou bicar­bo­nate de soude, ou carbo­nate mono­so­dique, ou encore hydro­gé­no­car­bo­nate de sodium. Bien de jolis noms empreints de glam’ et d’exo­tisme !

Bon je vais être honnête avec vous, la trou­vaille du bicar­bo­nate de soude a été un double bonheur pour moi, car non, le bicar­bo­nate n’a pas d’odeur. Person­nel­le­ment, je n’ai jamais été une grande fana­tique des odeurs fleu­ries sur mes dessous-de-bras. D’au­tant plus que je trouve les odeurs de déo (parti­cu­liè­re­ment ceux en spray) très recon­nais­sables, du coup l’idée de sentir l’anti-trans­pi­rant à plein nez ne m’a jamais fort séduite. Alors certes à certains moments de la jour­née, cela peut faire du bien d’avoir un « coup de frais », mais plutôt que de camou­fler les odeurs quand c’est trop tard, pourquoi ne pas attaquer le problème à la source ?

Pour rassu­rer les scep­tiques, non je ne fais pas partie de ces filles qui même après un jogging d’une heure ne trans­pirent pas d’une goutte. Je fais partie de l’autre caté­go­rie, celles qui après dix minutes de jogging sont bien rouges (bon, j’exa­gère un peu, mais vous avez compris l’idée : je ne suis pas épar­gnée par les aléas d’un peu d’exer­cice physique, ou encore ceux d’un entre­tien d’em­bauche).
Dans ma quête vers le Saint-Graal du déodo­rant, je suis passée d’un déodo­rant clas­sique chimique aux déodo­rants bios  qui ont presque ruiné ma vie sociale — à la pierre d’alun puis au déodo­rant en poudre de Lush. Je ne le mentionne pas pour vous en vanter ses compo­sants ou son effi­ca­cité (oh que non !) mais parce que c’est lui qui m’a ouvert à de nouveaux hori­zons en termes de ce que j’étais psycho­lo­gique­ment prête à consi­dé­rer comme déodo­rant. Pour moi, il se devait d’être au moins liquide, je n’en­vi­sa­geais jusque là pas de me saupou­drer les aisselles. Après avoir croisé le bicar­bo­nate quelques fois au fil de mes recherches, je me suis donc déci­dée à me lancer!

Bras croisés

Avan­tages du bicar­bo­nate de soude :

Et bien… Ça fonc­tionne !

Fini les mauvaises odeurs, pour du vrai ! Comment est-ce que cela fonc­tionne exac­te­ment ? Le bicar­bo­nate va agir comme un tampon pour piéger les odeurs et stabi­li­ser le pH. Cela va abou­tir à empê­cher les odeurs de se déve­lop­per. Magique n’est-ce pas ?!
Je ne peux vous parta­ger que mon expé­rience et celle des quelques proches qui l’uti­lisent aussi, mais jusqu’à présent son effi­ca­cité a été sans failles ! Cela fait envi­ron un an que je l’uti­lise et il ne m’a jamais lâchée, pas même au cours d’une jour­née d’été incluant une séance de sport et l’apéro au soleil (c’est un peu le test ultime, perso).

Il n’em­pêche pas votre corps de trans­pi­rer

Cela pour­rait sembler être un incon­vé­nient, mais en réalité, appliquer une matière sur la peau qui l’em­pêche de trans­pi­rer, corres­pond en fait à l’étouf­fer ! Le bicar­bo­nate respecte la peau : elle peut évacuer ses toxines tranquille­ment, tout en vous ne vous donnant pas une odeur de lait rance.

 

D’ailleurs, à quoi sert la trans­pi­ra­tion au juste ? La trans­pi­ra­tion, ou suda­tion, est un méca­nisme fonc­tion­nant grâce aux glandes sudo­ri­pares, dont toute la surface de notre peau est équi­pée et de façon plus concen­trée sur les aisselles, le front et les mains. Lorsque nous trans­pi­rons, ce sont ces glandes qui libèrent la sueur, permet­tant au corps de régu­ler sa tempé­ra­ture (le proces­sus d’éva­po­ra­tion de cette eau rafraî­chit notre petit corps enflammé) et d’éli­mi­ner les toxines. La sueur, compo­sée d’eau et de sel, est à la base inodore, c’est son contact avec les bacté­ries présentes à la surface de la peau qui va déclen­cher un proces­sus de macé­ra­tion, donnant à la trans­pi­ra­tion une odeur plus ou moins forte.

Facile à trans­por­ter

Il m’est arrivé quelques fois au début de prendre un petit pot avec un peu de bicar­bo­nate dans mon sac, même si cela s’est souvent avéré être plus utile pour apai­ser ma conscience qu’autre chose.

Écono­mique 

Son prix est imbat­table ! Le sac que j’achète est à 3,55 euros pour un kilo, de quoi tenir faci­le­ment une année, si vous ne l’uti­li­sez que pour cela.

Écolo­gique

Le bicar­bo­nate est inof­fen­sif pour vous mais aussi pour la planète : il est biodé­gra­dable.

Sain

Le problème avec tous ces produits chimiques, ce n’est pas telle­ment chacun d’eux indi­vi­duel­le­ment. C’est surtout l’ef­fet cock­tail qu’ils provoquent en étant asso­ciés entre eux. Du coup, en remplaçant votre déo clas­sique par du bicar­bo­nate, vous en virez déjà une petite pano­plie. Et ça, ça fait du bien au moral (et au corps) !

Pas de prise de risque supplé­men­taire concer­nant le cancer du sein

Cet argu­ment est à prendre avec des pincettes car cela n’a pas encore été scien­ti­fique­ment prouvé. Il pour­rait exis­ter un lien entre les sels d’alu­mi­nium, présents dans la plupart des anti-pers­pi­rants (qui réduisent la trans­pi­ra­tion en resser­rant les pores par lesquels la sueur passe) et le cancer du sein. La quasi-tota­lité des “déos” sont doublés d’une fonc­tion d’anti-pers­pi­rants, et contiennent donc ces sels.

Trêve de théo­rie, passons à la pratique !

Fille devant paysage de montagnes

Comment l’ap­pliquer ?

Prendre une petite quan­tité (un quart de cuillère à café envi­ron) de bicar­bo­nate. Répar­tir la moitié de cette quan­tité dans chaque main, que vous irez simple­ment appliquer sur chaque aisselle, un peu comme de la crème. Tapo­ter légè­re­ment pour enle­ver l’ex­cès, l’objec­tif est de lais­ser un film fin sur la peau et pas d’adop­ter un look de geisha !

Précau­tions

Atten­tion toute­fois aux peaux très sensibles : le bicar­bo­nate est légè­re­ment abra­sif, ce qui peut causer des irri­ta­tions pour les peaux les plus fragiles. Si cela arrive, dimi­nuez la quan­tité de bicar­bo­nate et hydra­tez vos aisselles (que celui qui, comme moi n’avait jamais pensé à s’hy­dra­ter les aisselles lève la main).

Prenez bien du bicar­bo­nate ultra fin ! Sa texture doit rappe­ler celle du talc, pas celle de vos sels de bain 🙂

Et dernier conseil, parce que je ne vous veux que du bien et que je l’ai appris à mes dépens : ne l’ap­pliquez pas immé­dia­te­ment après une épila­tion, ça piiiique !

Trois feuilles

SOURCES

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