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Comment la cup a changé ma vie

…ou plus préci­sé­ment un cinquième de ma vie. Saviez-vous qu’entre ses 14 et 52 ans une femme passe en moyenne un cinquième de sa vie à avoir ses règles ?! Mais comment diable expliquer que l’on ait eu le temps d’in­ven­ter plus de sept iPhones mais que les femmes doivent encore avoir recours à des moyens pas toujours confor­tables lorsqu’elles ont leurs règles ? Ne vous inquié­tez pas ; tout ça, c’est bien­tôt du passé.

Vous en avez sûre­ment entendu parler, elle est pour certaines un objet de curio­sité, pour d’autres elle n’ins­pire que très peu, fait parfois même un peu peur… J’ai nommé la coupe mens­truelle ! 
En quelques mots, la coupe mens­truelle est un petit dispo­si­tif en sili­cone médi­cal qui sert de protec­tion mens­truelle (pourquoi se “proté­ger” de son corps ?) à récu­pé­rer le sang des règles.

Comment fonc­tionne-t-elle ?

Rien de plus simple, il suffit de la plier et de l’in­sé­rer dans votre vagin ! Ensuite, il suffit de la vider et la rincer à l’eau matin et soir. À la fin des règles ou au début des suivantes, un petit tour dans de l’eau bouillante et elle est à nouveau prête pour de bons et loyaux services !

Alors oui, cela implique d’être à l’aise avec son corps, autant vous le dire tout de suite : vous aurez du sang sur les doigts. Mais c’est votre sang, venant de votre corps, pas celui de la voisine. Un avan­tage dont je n’avais pas pris conscience de prime abord est juste­ment la rela­tion plus saine que j’ai avec mon corps : je sais ce qu’il s’y passe, et en quelle quan­tité. Nous sommes en 2017 pardi, il n’est pas logique qu’il soit devenu normal de voir des femmes à moitié nues sur des publi­ci­tés dans la rue, mais que les règles soient encore un tabou pour la société. Arrê­tons donc de bais­ser la voix, ou encore rougir lorsque ces sujets sont sur le tapis. Arrê­tons de chucho­ter lorsque nous nous retrou­vons à devoir deman­der un tampon ou une serviette pour dépan­ner. Nous ne devrions jamais être gênées de quelque chose d’aussi natu­rel et aussi beau que notre corps.

Et non, votre cup ne va pas se perdre dans les abîmes de votre vagin. Il ne faudra pas non plus appe­ler les urgences parce que ma-cup-est-coin­cée-et-je-sens-que-je-n’ar­ri­ve­rai-plus-jamais-à-l’en­le­ver. Tout vient avec l’ha­bi­tude, soyez patientes !

Traduc­tion du post : “Je peux honnê­te­ment dire que la coupe mens­truelle à changé ma vie. S’il y a UNE chose que vous devez ache­ter cette année, c’est une DivaCup. Faites-moi confiance. (et si vous êtes un homme, ache­tez-en une pour votre copine, elle vous aimera encore plus.”

Pourquoi la cup est-elle si géniale ?

Pour celles qui restent scep­tiques, voici quelques argu­ments en faveur de la cup :

  • Elle est plus hygié­nique que bon nombre des dispo­si­tifs mens­truels. En effet, le sang au contact de l’air s’oxy­gène. Et le sang oxygéné, eh bien ça pue ! La cup four­nit un envi­ron­ne­ment fermé, empê­chant donc la créa­tion d’odeurs fleu­ries.
  • Pour l’en­vi­ron­ne­ment. La cup est utili­sable jusqu’à 10 ans, en fonc­tion des marques. Faisons donc le compa­ra­tif au point de vue envi­ron­ne­men­tal entre les solu­tions les plus courantes utili­sées, et la cup. 
En 10 ans, une femme utilise 2700 tampons ou serviettes1). Comp­tez pour chacun l’em­bal­lage, l’ap­pli­ca­teur, etc. Pour vous repré­sen­ter la quan­tité, c’est un peu comme si on remplis­sait 6 Fatboy (vous savez, ces poufs géants qui font office de fauteuils) de tampons.
  • Cela en fait aussi un argu­ment écono­mique, car même si vous deviez pour une raison ou une autre perdre votre cup (situa­tion qui serait drôle et triste en même temps) et qu’il vous en fallait deux sur 10 ans, eh bien ça reste quand même vrai­ment plus écono­mique. Une cup coûte entre 15 € et 30 € et si l’on fait le calcul, 10 ans de tampons coûte­rait en moyenne 450 €.
  • Pour la santé ! La cup est faite d’un maté­riau simple (sili­cone médi­cal en géné­ral), sans fanfre­luches. Sachez que les fabri­cants de tampons ne sont pas tenus de lister les ingré­dients utili­sés pour la fabri­ca­tion des tampons, c’est donc la porte ouverte à toutes les dérives (le tampon clas­sique contient un joyeux cock­tail de plas­tique, pétrole et dioxine). Ne parlons même pas des versions parfu­mées.
  • Parce que c’est telle­ment plus confor­table pardi ! Fini les irri­ta­tions des tampons de la fin de règles (qui honnê­te­ment, fait l’ef­fet d’une lime à ongles là dedans), l’éter­nel ques­tion­ne­ment concer­nant l’en­droit où placer la corde du tampon et les séche­resses causées par les serviettes.
    Ques­tion voyage, c’est nette­ment plus simple aussi, il suffit de prendre sa cup, plus besoin d’em­barquer la maxi boîte de tampons ou serviettes (par contre je rirai bien si un jour on contrôle ma trousse de toilette et que le contrô­leur se retrouve avec ma cup devant les yeux…)

Pas d’inquié­tude aussi concer­nant la taille de votre cup, la plupart des marques la déclinent en au moins deux tailles : une pour les femmes nulli­pares (n’ayant jamais accou­ché), et une autre pour celles qui ont déjà eu au moins un enfant. D’autres marques font une distinc­tion en fonc­tion de l’âge.

Bon, si je devais trou­ver un gros point néga­tif de la cup, c’est que si vous êtes un peu tête-en-l’air et que vous oubliez de la chan­ger le matin avant de partir de la maison, eh bien il vous faudra trou­ver une toilette-avec-un-lavabo-dans-la-même-pièce. Je me suis person­nel­le­ment retrou­vée une fois dans cette situa­tion, quand j’étais étudiante. Mon univer­sité n’ayant que des toilettes avec lavabo commun, je me suis donc retrou­vée à nettoyer tant bien que mal ma cup au papier toilette. L’ex­pé­rience aura tout de même eu le mérite de me marquer suffi­sam­ment pour que ça n’ar­rive plus jamais !

Bref, l’es­sayer, c’est l’adop­ter 🙂
Trois feuilles

POUR ALLER PLUS LOIN

   [ + ]

1. Ces calculs sont faits sur une base d’un chan­ge­ment toutes les 4 heures (comme recom­mandé par les marques Tampax et Vania) les 3 premiers jours, avec une inter­rup­tion la nuit. Cela fait donc 5 tampons/serviettes par tranche de 24 heures pendant 3 jours, puis 3 par tranche de 24 h les 4 jours restants.
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