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Chasing coral : un appel à l’acte à ne pas igno­rer

J’ai regardé il y a quelques jours le docu­men­taire “Chasing Coral” et je peux vous dire en toute honnê­teté que rare­ment un docu­men­taire m’aura autant touchée, révol­tée et inspi­rée.

Dispo­nible sur Netflix, ce docu­men­taire nous amène avec une équipe de plon­geurs, scien­ti­fiques et photo­graphes captu­rer le phéno­mène de blan­chis­se­ment du corail — en gros, le dépé­ris­se­ment des coraux.

Ce docu­men­taire, qui a mis 3 ans a être réalisé et plus de 500 heures passées sous l’eau, nous fait voir des images d’une beauté à couper le souffle, mais aussi d’une tris­tesse incom­men­su­rable, lorsque l’on se rend compte que tout cet écosys­tème est étroi­te­ment lié à la tempé­ra­ture de l’eau, que l’ac­ti­vité humaine ne fait que déré­gu­ler.

L’in­croyable beauté des scènes nous plonge dans un univers abso­lu­ment sublime et telle­ment méconnu pour ma part qu’il me donnait l’im­pres­sion de venir d’une autre planète. L’état des lieux est plus que déso­lant et certaines images prises a seule­ment quelques mois d’in­ter­valle font froid dans le dos. Ce docu­men­taire aura aussi eu le mérite de combler l’épaisse lacune que repré­sen­taient mes connais­sances — inexis­tantes il faut bien l’avouer — en termes de coraux.

(allez voir dans les options de la vidéo, les sous-titres sont dispo­nibles en français)

Saviez-vous que 93 % de la chaleur de notre atmo­sphère était absor­bée par les océans ? Sans eux, la tempé­ra­ture moyenne sur terre serait de 50 ° C.

Le coupable : le réchauf­fe­ment clima­tique

La bonne nouvelle, c’est que le réchauf­fe­ment clima­tique est anthro­po­gé­nique, c’est-à-dire causé par l’être humain. Vous ne voyez toujours pas en quoi c’est une bonne nouvelle ? Consi­dé­rons un exemple que nous avons tous vécu : vous rappe­lez-vous quand vous étiez petit, l’état de votre chambre après un mercredi après-midi endia­blé ? Vous rappe­lez-vous aussi comme vous aviez tout de même réussi à tout ranger malgré votre déses­poir avant de vous y mettre ?
Ce qui est causé par l’être humain peut-être résolu par l’être humain aussi, avec un peu d’ef­fort et de bonne volonté.

Que pouvons-nous faire ?

Un des messages trans­mis par Char­lie Veron, le “godfa­ther” (ça sonne beau­coup moins cool en français) du corail, dans le docu­men­taire et qui m’a le plus marqué est que nous devrions tout faire pour ne pas détes­ter la version âgée de nous-même. Cela signi­fie combattre les choses que nous trou­vons injustes ou immo­rales et ne pas se tenir en victimes des évène­ments qui se produisent autour de nous. Ou pire, ne jamais se dire que parce que l’on est un indi­vidu, nous ne pouvons pas avoir d’im­pact. Ce serait de la paresse intel­lec­tuelle et morale, car nous avons tous le pouvoir de faire chan­ger les choses, à petite ou grande échelle. La seule personne que nous pouvons chan­ger est nous-même, mais le poten­tiel de personnes sur qui nous pouvons avoir un impact ne dépend que de notre volonté.

Il est estimé que dans 30 ans 1, si les émis­sions de carbone ne sont pas réduites, l’en­tiè­reté du récif coral­lien sera morte, empor­tant avec lui tout l’éco­sys­tème qui dépend de lui.

  1. Parlez-en autour de vous ! En en parlant autour de vous, dans la vraie vie entre humains ou sur les réseaux sociaux : la connais­sance est la clé ! Ne serait-ce qu’en parta­geant le film ou le trai­ler autour de vous, vous conscien­ti­se­rez d’autres personnes et cela aura un effet boule de neige. Vous pouvez suivre Chasing Coral sur Face­bookTwit­ter et Insta­gram.
  2. Deve­nez un ambas­sa­deur ! Vous pouvez entrer en contact avec l’équipe de Chasing Coral pour orga­ni­ser des projec­tions près de chez vous, via l’adresse mail [email protected]­cha­sing­co­ral.com.
  3. Inspi­rez la géné­ra­tion suivante ainsi que la vôtre. Si vous êtes étudiant, vous pouvez orga­ni­ser une diffu­sion à l’uni­ver­sité, au collège, à la nurse­rie (non, peut-être pas en fait). Si vous travaillez dans un bureau, vous pouvez aussi orga­ni­ser une “soirée film”.
  4. Enga­gez-vous vous, person­nel­le­ment. En recher­chant toutes les façons de réduire l’im­pact que vous avez vous, sur la planète. Vous pouvez commen­cer par ici en lisant le dossier Eco-consom­ma­tion : gestes clés au quoti­dien de Futura Sciences ainsi qu’un extrait du Guide Vert, Comment réduire votre empreinte écolo­gique.
  5. Nagez dans le respect de la faune mari­time ! L’oxy­ben­zone est un composé chimique reconnu comme destruc­teur des récifs coral­liens. En atten­dant que ces substances chimiques soient inter­dites, évitons tout simple­ment d’en utili­ser, en étant précau­tion­neux quant aux substances conte­nues dans nos crèmes solaires.

Une augmen­ta­tion de deux degrés est à peine percep­tible dans l’air, mais pour la vie marine, c’est comme vivre avec une fièvre constante.

La voix de Kris­ten Bell me donne l’im­pres­sion de revoir Frozen, mais je vous partage tout de même la vidéo, juste pour le plai­sir d’ad­mi­rer ces si jolies scènes !

Vous êtes encore-là ? Allez oust, filez vision­ner Chasing Coral si ce n’est pas encore fait ! 📺

Trois feuilles

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