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Pourquoi ache­ter d’oc­ca­sion est #so2017

Les maga­sins, sites d’oc­ca­sion et vide-dres­sings sont plus popu­laires que jamais et ce pour un grand nombre de raisons qui peuvent être écono­miques ou éthiques. En voici quelques-unes qui vous donne­ront peut-être l’en­vie de vous diri­ger vers ces alter­na­tives au shop­ping tradi­tion­nel.

Parce que notre planète n’est pas une poubelle

Saviez-vous qu’en 2013 envi­ron 13 millions de tonnes de vête­ments ont terminé à la déchet­te­rie ou dans des inci­né­ra­teurs ? C’est l’équi­valent du poids de 2 millions d’élé­phants mâles de taille adulte. Rien que ça ! La lecture de ces chiffres vous donnera proba­ble­ment comme moi le senti­ment que nous sommes allés trop loin, et qu’il est grand temps de calmer nos fièvres ache­teuses.

Parce que ma garde-robe ne doit pas avoir néces­sité tout un océan à produire

Couper le robi­net pendant la vais­selle entre chaque assiette, c’est très bien. Ne pas ache­ter de nouveaux vête­ments de façon régu­lière, c’est encore beau­coup, beau­coup mieux. La produc­tion d’un seul t-shirt en coton peut néces­si­ter jusqu’à 2700 litres d’eau. Combien de litres d’eau votre garde-robe a-t-elle coûté jusqu’à présent ?

Pour arrê­ter de finan­cer une indus­trie atro­ce­ment cruelle

À moins de vivre sur Mars — petit chan­ceux ! —, vous avez entendu parler de la tragé­die du Rana Plaza qui a eu lieu au Bangla­desh en avril 2013, tuant 1138 personnes et en bles­sant 2000 autres. Si vous jetez un petit coup d’œil à l’étiquette de vos vête­ments, vous vous rendrez en effet compte qu’ils ont parcouru quelques kilo­mètres avant d’at­ter­rir dans vos mains.

La majo­rité des personnes travaillant dans ces usines du tiers-monde pour fabriquer nos vête­ments travaillent un nombre d’heures qui nous pous­se­rait tous à mani­fes­ter dans les rues, tout cela pour ne même pas arri­ver à couvrir leurs besoins de base. Beau­coup sont exploi­tés, maltrai­tés et sont obli­gés de travailler dans de très mauvaises condi­tions, toujours pour ne gagner presque rien. Travailler plus qu’un plein temps et ne pas pouvoir subve­nir à ses besoins n’est abso­lu­ment pas juste, ni moral et cela peu importe le pays dans lequel nous vivons.

Je vous recom­mande vive­ment de regar­der le docu­men­taire The True Cost dispo­nible entre autres sur Netflix. Il nous emmène faire un tour du monde pour consta­ter l’im­pact de l’in­dus­trie de la mode sur la planète, mais surtout sur ses travailleurs. Il m’a réel­le­ment brisé le cœur et m’a fait rougir de honte à quelques reprises. Si vous avez loupé quelques faits, allez rendre une petite visite à La Carotte Masquée qui a écrit un très bon article à ce sujet.

Revoyons notre façon de consom­mer la mode ; c’est urgent, des milliers de vies en dépendent.

Vêtements par Renata Fraga

Pour limi­ter notre expo­si­tion aux produits chimiques présents dans les vête­ments neufs

Je me souviens m’être dit quelques fois après avoir acheté un vête­ment neuf “bohh il a proba­ble­ment été essayé quelques fois, mais il devrait quand même encore être propre et je veux le mettre dès demain donc je le lave­rai après”. En fait, cela ne pour­rait être plus faux et ce peu importe le prix du vête­ment. Le plus gros danger ne vient pas des germes que d’autres personnes trans­portent sur eux, mais plutôt des produits chimiques conte­nus par les vête­ments neufs.

Vous êtes-vous déjà demandé comment ces vête­ments faisaient-ils pour rester impec­ca­ble­ment repas­sés, sans un pli à l’ho­ri­zon, alors qu’ils se trouvent au milieu d’un maga­sin frôlant parfois des allures apoca­lyp­tiques ? Ou comment les vête­ments pouvaient être proté­gés contre la moisis­sure dans leur long et humide voyage depuis leurs pays de fabri­ca­tion jusqu’au vôtre ? Eh bien, les colo­rants azoïques, formal­dé­hyde et leurs petits copains ont accouru à la rescousse. Et ils sont tous connus pour causer des problèmes d’irri­ta­tion de la peau. En ache­tant des vête­ments d’oc­ca­sion, nous évitons tout simple­ment le contact avec ces produits-là, les vête­ments ayant déjà été lavés de nombreuses fois.

Avan­tage en plus : vous écono­mi­se­rez de l’argent

Je ne pense pas que vous tombe­rez des nues si je vous annonce qu’a­che­ter d’oc­ca­sion fait faire de grosses écono­mies ! Ce qui, ma foi, est toujours appré­ciable. Vous trou­ve­rez d’autres conseils sur le sujet dans l’ar­ticle S’ha­biller de façon éthique avec un budget H&M.

Trois feuilles

SOURCES

  • Crédit photos : Pris­cilla Du Preez, Renata Fraga — merci.
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